
Harmonie corps & Énergie
1 journée pour préparer l'équinoxe d'automne
Fabriquer un objet de pouvoir correspond à l'équinoxe d'automne : L'attrapeur de vent, c'est le souffle de l'automne qui vise à ce que le processus des plumes dans le vent rendent visible l'esprit. L'énergie motrice pour se mettre en mouvement.
La première étape est la méditation sur le deuil, le détachement pour amener ce qui est de la lumière. Une médiation intérieure pour faire le bilan et regarder l'état du coeur.
- Qu'est-ce que je veux vivre ?
- Quel est ce deuil que je veux faire ?
- Quelle va être ma réctification intérieure ?
Etre capable de laisser derrière ce qui était un poids. Ce qui n'est plus adapté.
Pour accompagner cette étape tu peux préparer simplement :
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un petit sachet en tissu naturel ;
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une petite quantité de tabac sec ;
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éventuellement une plante ou un objet ayant pour toi une valeur spirituelle ;
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un papier portant une intention courte.
Pour ton intention, tu pourrais formuler quelque chose comme :
« Que mon ego s’apaise et cesse d’être un obstacle.
Que mes intentions soient claires, mon discernement éveillé et mes actes justes.
Que je n’agisse pas par volonté de contrôle, mais avec respect, lucidité et responsabilité.
Que ce qui doit être libéré le soit, et que je demeure ancré dans le réel. »
Ferme ensuite le sachet en prenant quelques respirations et considère le tabac comme une offrande ou un symbole de ton intention, sans avoir besoin de lui attribuer un pouvoir automatique.
Si tu possèdes déjà un sac de médecine, prends un moment pour te recueillir.
Avant de déposer le tabac, tu peux effectuer une fumigation avec de la sauge. La fumée accompagne ce moment de purification, aide à créer un espace consacré et symbolise le fait de laisser derrière soi ce qui n’a plus besoin d’être porté. Fais-le avec respect, dans un lieu bien aéré et en restant attentif(ve) au feu et à la fumée.
Lorsque tu te sens prêt(e), dépose le tabac dans ton sac de médecine et insuffles-y ta lumière, ton intention et toute ta gratitude.
Pense à tout ce qui a été positif sur ton chemin, à ce qui t’a fait grandir, aux belles rencontres et aux soutiens que tu as reçus.
Remercie le Grand Esprit pour ce qui t’a été donné, pour la force qui t’a accompagné(e) et pour les enseignements reçus.
Remercie également toutes les personnes qui t’ont soutenu(e), aidé(e), aimé(e) ou simplement apporté leur présence au moment où tu en avais besoin.
Que le tabac porte ta parole et ta gratitude.
Que ta lumière honore le chemin parcouru, les êtres qui t’ont accompagné(e) et tout le positif qui continue de prendre place dans ta vie.
Avec respect, avec humilité et avec un cœur reconnaissant.
La deuxième étape, c'est de choisir un bâton en forme de fourche. La caractéristique du bâton en forme de fourche, c'est la croisé des chemins, deux directions possibles.
Les étapes de la préparation est la grande règle en mettant des objets de décoration (plumes, feuilles, tissus, perles...) qui correspondent à la problématique que je souhaite matérialiser.
Deux liens relient les deux directions matérialisé par la fourche : 1 petit passage = petit deuil (perte d'un emploi...), petite réctification (ce que je souhaite transformer...).
1 grand passage = 1 grand passage, le lien le plus élevé est en lien avec un deuil d'une personne plus proche, le grand fleuve : accueillir la perte d'un être chers.
Fabriquer un collier de perle pour le grand passage et un autre pour le petit passage à fixer sur la fourche.

L'attrapeur de vent-Ouest
Après la journée de préparation, se placer dans un lieu élevé, dans un espace où l’on peut prendre du recul et observer.
Planter le bâton en terre avec respect, puis prendre le temps d’observer dans quelle direction le souffle vient agiter les plumes.
Le vent devient alors un miroir du mouvement intérieur.
Ce n’est pas seulement ce qui vient de l’extérieur qui me met en mouvement : c’est aussi ce qui vit à l’intérieur de moi. Mon intention, ma volonté et ma lumière peuvent devenir une force qui m’accompagne dans le passage.
Passer d’une réalité à une autre, c’est accepter de quitter un lieu connu pour aller vers un nouvel espace. C’est symboliquement passer du lieu de la pathologie vers un autre lieu, vers une nouvelle manière d’habiter ma vie.
Ce qui est au-dehors fait écho à ce qui est au-dedans, comme ce qui est au-dedans peut se refléter au-dehors.
Le grand passage, celui que nous ne pouvons éviter, est celui de la mort. Il nous rappelle la valeur du présent, la nécessité d’honorer chaque étape et d’accueillir les transformations qui jalonnent notre existence.
J’ai fait l’effort de matérialiser ce que je souhaite réaliser.
En donnant une forme à mon intention, je rends visible ce que je porte à l’intérieur de moi. Le bâton, la terre, les plumes, le souffle et la fumée deviennent alors les témoins symboliques d’un passage : celui d’une intention intérieure vers une réalité que je souhaite construire.
Je ne demande pas au monde extérieur de changer à ma place.
Je reconnais le mouvement qui naît en moi, et je choisis de l’accompagner.
